Mai 26.
La magie survit à l’endroit de la poésie. Mais cette survie devient difficile, et la magie a perdu trop de terrain. D’où la transmutation en cours : la magie dans les poèmes n’est plus une métaphore.
Romain Noël, 88 propositions sur la magie, in de l’usage des forces magiques
Oui, la magie dans les poèmes n’est plus une métaphore. Et la métaphore n’est plus morte, n’est plus une figure de style, mais une magie bien vraie : je pense toujours les métaphores dans leur sens premier, les images et les mouvements qu’elles provoquent en moi sont vertigineux. Est-ce de la naïveté ou encore un manque de maturité ? « Elle croit encore que c’est pour de vrai, elle n’a pas compris la subtilité du langage ». Les métaphores sont des portes ouvertes vers l’ailleurs, un ailleurs incroyable, et la phrase magique me dépose à son seuil. Je vacille, voulant apprendre à danser.
En mai, la magie. Abracadabra ! (en araméen, traduit par « je vais créer alors que je parle » . C’est bien là le pouvoir de la parole, dire et faire, mais aussi faire pour dire ?)
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